Mardi 26 septembre 2006

Je suis dans le ventre de ma mère et je m’aperçois que je ne suis pas seul. Mon frère aussi occupe ma mère. Je suis jaloux et je le montre. Je baigne dans un liquide paradisiaque. Il parait que maman est au courant de notre future existence. Ce liquide, je le partage. Cette eau bénite n’est pas totalement mienne. Quand je vogue béatement dans la mer de ma mère, je cogne souvent mon con de frère qui me rappelle  froidement  que je dois partager. Je suis de nature égoïste, mon plaisir avant tout, pourquoi devrai-je partager ? Je sais que j’ai les faveurs de ma mère. Innocent je le suis, et possessif aussi. La haine est l’anti-chambre de l’amour. Je l’aime, mon frère ? C’est mon premier amour après ma mère. Pourtant, maintenant, tout de suite, c’est la répulsion. Je vais tout faire pour être l’aîné de quelques minutes, bien que cette mer de ma mère incite plutôt aux prolongations. 

 

Par Khebbab - Publié dans : écriture
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Mardi 5 septembre 2006

Je la choisis parmi tant d’autres.
Mon harem est toujours à ma
disposition pour assouvir mes
moindres fantasmes. J’aime
quand elles s’habillent de la
même parure En ouvrant
délicatement leur prison dorée,
une senteur musquée envahit
mon être. Je la prends
délicatement pour ne pas la
brusquer. Son plaisir compte
autant que le mien. Je l’enlace
tendrement, elle sait que ce
sera son ultime étreinte. Je
dois vous avouer que je suis
une sorte de mante religieuse.
Je n’y suis pour rien, c’est elles
qui ont décidé ainsi. Dans ma
prime jeunesse, avant de
constituer mon harem, je les
prenais en cachette mais je les
gardais plus longtemps.
Maintenant je leur permet de
se volatiliser juste après nos ébats.

Que de harems j’ai consumé dans
ma vie ! Mais je découvre un peu
tardivement qu’à chaque étreinte,
je m’éteignais un petit peu plus.
Ces sirènes vont-elles gagner la
partie ?

Ce qui m'excitais le plus, c'était
sa préférence pour l' allumette au
lieu du briquet: "l'odeur souffrée de
l' allumette qui craque me désarme
complètement" qu'elle me dit.

Par Hannache - Publié dans : khebbab
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Vendredi 11 août 2006

Désormais nous ne vivrons plus ensemble, désormais nos chemins se sépareront, désormais nous ne nous verrons que pour nous déchirer Malgré votre force de frappe des enfants, des civils, des hôpitaux, la justice vaincra
Je rêvais d’un monde à venir plein d’humanité, d’amour de fraternité malgré nos différentes cultures, nos différentes religions, nos différentes races Un monde où la famine, les maladies seraient de l’histoire ancienne Un monde où l’humanité aurait fait un pas de géant dans l’écoute de l’autre, dans le service de l’autre. Je me souviens d’un conte qui décrivait la vie dans le paradis : les gens avaient des cuillères ayant un long manche pour donner à manger au voisin d’en face de la table. C’est le principe de l’oubli de soi pour aider son semblable. Faire à l’autre ce je souhaite qu’il me fasse.
Doit-on incriminer Dieu ou nous-mêmes ?il y a des êtres humains qui sont très évolués dans la recherche de la vérité, dans la recherche de leur soi car le soi n’est qu’un microcosme du monde extérieur. Quand ces êtres découvrent ce soi, ils sont réalisés Ils se rendent compte que Dieu est en eux et Ils voient les autres comme l’expression multiple de Dieu.
Que faire ? Se recroqueviller sur soi et vivre comme un moine tibétain ? Se révolter et broyer du noir pour un ulcère annoncé ? S’organiser en association afin de trouver des solutions ? S’il vous plait, donnez-moi vos suggestions. Je suis sûr que les mêmes sentiments vous habitent.




Par khebbab - Publié dans : écriture
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Jeudi 10 août 2006

salut la toile,

personne ne me lit, mais ce n'est pas grave. J'écris pour le plaisir surtout et pour m'exprimer. Ecrire sans s'inquieter de l'éditeur. Potentielement, il y a de milliers d'internautes qui peuvent me lire. Reste à savoir s'ils veulent me lire!

La toile du web apporte un énorme support de communication. Nous ne prenons pas encore conscience des possibilités que recèle le web

Il y a bien sûr des dangers sur le web, comme par exemple la pédophilie, le nazisme...Mais malgré ces quelques inconveniants, le web offre des réelles chances de travail. De nouveaux métiers vont voir le jour par le biais de la toile. Des talents cachés dans tous les domaines vont s'épanouir. Il reste un temps de latence pour le simple citoyen qu'il assimile l'informatique et les rouages du web. Ensuite, c'est le décollage de l'humanité.

le 21 siécle est celui de la communication. Qui a pu prévoir le grand succés du téléphone portable? cela veut dire que l'humanité a besoin de plus de communication, d'échanges, de fraternité. Les peuples veulent court-circuiter leur gouvernants pour trouver mieux que ce qu'ils leur propose: un schéma sclérosé de la citoyenneté nationale.Le citoyen de cette planête en a marre du monde tel qu'il est: Des peuples, des races, des cultures, des religions,des frontières, des haines. Laissons ce citoyen de la planète s'exprimer. Ces différences de cultures, de rerligions, de races seront un pont pour connaitre et apprécier l'autre

 

Par Hannache - Publié dans : khebbab
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Samedi 20 mai 2006
Pouvez-vous patienter une minute ? Menteuse ! Ça veut dire une éternité. J’attends. Mais je n’ai pas toute la vie, moi. Tout de suite ou merci. Soyons patients. Je suis en sueur,
La salle d’attente, ma plaquette de freins qui s’use, je broie du noir, je fais les cents pas, je change de siège. Je sursaute au moindre bruit, c’est sûrement mon tour. Mon thé au poireau se réchauffe, même du réchauffé, j’accepte ! Mon goût pour le thé est contagieux. Mes mauvaises radiations ont pris le dessus : des types d’après commencent à bouillir. Ils lisent en biais des revues écornées, qui ont trop attendu. Comment être flegmatique ? Je hais les anglais et leur soi-disant maîtrise. Je veux partir, non je veux passer et quitter l’odeur de renfermé de cette salle des soupirs. Et l’autre qui pianote d’impatience et qui croise et recroise ses jambes, qui se gratte les oreilles et s’oublie jusqu’à ses narines. La contagion se généralise. La gardienne des lieux en a vu dans sa vie de serveuse de thé au poireau. Elle ne se formalise pas. Mais cette fois, la révolte se sent, elle est bien réelle. Elle lève de temps en temps ses yeux de son magazine non écorné pour analyser ces excités qui meublent ses journées. Elle baye d’ennui. On dérange Madame ! Une sonnette remet notre dame à la surface. Elle écorne son magazine (tout s’explique) et se dirige vers la porte tant convoitée. Après une minute élastique, j’entends mon nom et je me précipite vers mon dentiste pour une torture d’un autre genre. Finalement, je préfère poireauter.
Par Hannache - Publié dans : khebbab
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